----- Avant Propos--- --

----- Avant Propos---  --

--- Message in a sofa ---




Permettez moi de vous souhaiter la bienvenue dans Message in a sofa.
Une histoire pas vraiment ordinaire, enfin, je vous laisse vous en faire votre propre opinion.
Je ne vais pas faire un roman pour dire un tas de choses sans intérêt, et que la plupart des gens ne lirons d'ailleurs pas.
Mais je tiens quand même à remercier tout ceux qui passent sur ce blog, que ce soit en réponse à une pub, ou encore parce qu'ils m'ont trouvé d'eux même.
Avant de débuter cette histoire, je vous recommande vivement de tenir compte de mon prologue, aussi atypique soit il.
Je ne mettrais pas de commentaire en fin de chapitre, il n'y aura aucune demande de commentaire pour avoir la suite, je m'en défend. Cependant, libre à vous de me donner votre avis, même si il est négatif. Après tout, les critiques font avancer plus que les compliments. Par ailleurs, je posterais quand bon me semble. Quand l'inspiration viendra, ou même quand j'en aurais envi.

Je vous remercie encore d'être là.





-------- Sommaire-- :


---------- Page 1 : - Avant Propos------------------------- Page 2 : - Chapitre 2 : Decouverte
----------------_----- - Newsletter ----------------------------------------- - Chapitre 3 : A.S
----------------_----- - Préface -------------------------_------------------- - Chapitre 4 : Solitude
----------------_----- - Prologue ---------_-------_---_-------------------- - Chapitre 5 : Inhibitions
----------------_----- - Chapitre 1 : Separation ---------_------------- - Chapitre 6 : Folie


----------______----- Page 3 : - Chapitre 7 : Sombres songes
----------____-------------__----- - Chapitre 8 : Le dernier soir
----------____-------------__----- - Chapitre 9 : Le fils prodigue
----------____-------------__----- - Chapitre 10 : Adrénaline
----------____-------------__----- - Chapitre 11 : Souviens toi






/ ! \ Blog actuellement en travaux
Chef du chantier : ma merveilleuse Buulle.
En attendant, je mettrais des images qui me plaisent, souvent même sans aucun rapport.





Pourriez vous me noter à ces endroits s'il vous plait.

A.N.N.U.A.I.R.E



Message in a sofa


# Posted on Thursday, 30 July 2009 at 8:56 PM

Edited on Thursday, 19 November 2009 at 11:13 AM

-

-


Veuillez lire la suite s'il vous plait.


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Pour ceux qui sont réticents à s'inscrire, je vous rassure, je ne suis pas du genre à récupérer les adresses mail de mes inscrits, ni même à les harceler, j'ai mieux à faire. Vous pouvez donc avoir une totale confiance en moi.

Malgré cela, ceux qui refusent catégoriquement une inscription à la newsletter, dites le moi, et je vous mettrez dans la liste de prévenus par com'z. Mais attention, les inscrits à cette liste doivent impérativement me prouver qu'ils suivent bien mon histoire. Je ne demande pas un quota de commentaire par chapitre, juste une petite preuve de présence de temps à autre. Dans le cas contraire, je n'aurais aucun scrupule à vous supprimer de cette liste sans prévenir.



Message in a sofa

# Posted on Tuesday, 01 September 2009 at 6:29 PM

Edited on Tuesday, 01 September 2009 at 6:45 PM

----- Préface --- --

----- Préface ---  --



Il existe une infinité de façon de débuter une histoire. « Il était une fois » fait parti des grands classiques indétrônable. Mais si pour une fois nous commencions par la fin. Si, pour une fois, nous prévenions le lecteur avant qu'il se plonge à corps perdu dans une histoire qui le conduirait à sa perte. Je n'insinue pas par là que cette histoire puisse en être capable. Cependant, je préfère mettre en garde les plus sensibles.

Cette histoire, qui n'en ai pas réellement une d'ailleurs, et dédié à toutes les personnes qui connaissent la vie. Tout ceux qui savent que le bonheur ne se trouve pas à chaque coin de rue, et que le malheur prévient rarement avant d'entrer. Il faut toutefois y voir là une nuance. La vie n'ai pas faite que de tristesse et de noirceur. Il y est aussi question d'espoir et d'entêtement. En dehors de l'histoire elle même, et de la trame principale, les idées évoquées ici ne seront pas irréfutables. Ces pensées, qui ne seront pas toujours les miennes, ne devront aucunement être prises comme fait, mais plutôt comme un point de vue qui ne demande qu'a être contredit à tout moment. Je ne prétend par aucune façon que tout ce que je dirais sera juste, ni même beau. Par ailleurs, si mes mots viennent à vous choquer ne serait ce qu'un instant, je m'en excuse par avance.

Oui, il y a bien des façons de débuter une histoire. Elle peut commencer par un prologue qui met l'eau à la bouche, ou encore un « il était une fois », qui garanti 99 fois sur 100 une fin heureuse. Cependant, il est bien difficile de réussir une entrée en scène avec la perfection des grand maitre. C'est pourquoi, la rédaction d'un prologue est sans nul doute l'un des passages les plus difficiles pour n'importe quel auteur. Mais la meilleur façon d'élaborer un prologue, c'est très certainement de ne pas en faire.







Message in a sofa


# Posted on Saturday, 01 August 2009 at 8:18 PM

Edited on Wednesday, 05 August 2009 at 8:11 PM

----- Prologue--- --

----- Prologue---  --
6 Milliards d'habitants sur Terre. 6 milliards de vie distinctes, 6 milliards de destins différents. Ça fait beaucoup... Alors quel est le pourcentage de chances pour que deux personnes qui se correspondent idéalement se rencontrent un jour ? Faible, ça paraît évident. C'est pourquoi nous nous consolons souvent en choisissant pour partenaire une vague copie de notre moitié idéal. Et puis, nous avons tous la hantise de croiser dans la rue cette personne si parfaite mais de détourner la tête à cet instant, attiré par notre téléphone portable ou encore un ami. Non seulement il nous aura fallu des années pour voir cette personne passer sur notre chemin, mais en plus, nous n'aurions pas su en saisir l'opportunité. Cependant, le pire serait de savoir votre moitié là, dans votre maison, la connaître par c½ur et savoir à quel point elle est celle que vous avez toujours cherché, mais d'arriver trop tard. Alors, il ne vous resterait plus qu'a vous lamenter sur votre sort tout en dressant une effigie en l'honneur de son souvenir. Ou alors, vous pourriez courir, courir aussi vite que vos jambes vous le permettent et la chercher partout où elle pourrait être. Courir en espérant que cette fois ci, il ne sera pas trop tard. Courir en espérant que le temps et la vie elle même ne vous ai devancé.


# Posted on Saturday, 29 August 2009 at 6:53 PM

Edited on Wednesday, 16 September 2009 at 8:14 PM

- - --- Chapitre 1 --- - --- Separation --- - -

- -    --- Chapitre 1 ---   -     --- Separation ---    - -


Le déroulement d'une vie humaine est comparable à un escalier. Elle est composée d'étapes que nous pouvons assimiler à des marches. Mais un escalier menant où ? Nous n'en avons pour l'instant aucune connaissance, du moins, c'est ce qu'il semblerait. Nous disions donc que l'existence humaine est faite d'étapes, plus où moins importantes, que l'on peut choisir de franchir, de contourner, ou même de ne jamais avoir a y songer. A chaque individu est assimilé un escalier différent. Certains se ressemblent, pourtant, il n'existe de copie conforme, enfin, jusqu'à preuve du contraire. Cependant, il est deux étapes que nous ne pouvons éviter et qui sont communes à tous : la première et la dernière marche, respectivement associées à la naissance et à la mort. D'autres encore semblent cruciales dans le déroulement de notre existence, tel que le premier mot, ou encore le premier pas. Mais certaines n'ont lieu que par le bon vouloir de chacun. La bienséance encore, voudrait qu'il y ai un ordre dans l'ascension, tel que l'étape '' mariage '' avant l'étape '' enfant ''. Cependant, nous l'avons dit auparavant, la montée de cet escalier qu'est notre vie ne dépend que de la façon dont nous choisissons d'entamer notre ascension. Nous pouvons sauter des marches, revenir en arrière, en éliminer même certaines. Tout ça, nous le choisissons.

Il faut cependant prendre en compte des facteurs extérieurs, tels que les escaliers de nos contemporains, ou encore, les marches qu'ont déjà franchis nos ancêtres. Mais en dehors de cela, la vie, elle même, peut souvent jouer des tours. Il peut y avoir des marches pièges, assimilables à la maladie, et qui ne raccourcirait que plus encore la distance avec la dernière marche. Bien heureusement, pour nous, il est des étapes qui sont plus agréablement attendu. Certaines facultatives, mais détenant tout de même un intérêt certain, peut être même plus qu'il n'en devrait.

Les étapes de la vie, voilà l'état d'esprit dans lequel se trouvait le jeune Ryan Golman par un matin du début du mois de septembre. Cependant, son réveil, bien que doux et tranquille, sorti immédiatement ces réflexions de son esprit. Ouvrant lentement les paupières, il fixa un long moment le plafond de sa chambre, comme un remerciement pour ces nombreux matin où il l'avait accueilli au réveil. Se décidant enfin à bouger, Ryan roula lentement sur son coté, pour se redresser avec la lenteur typique des adolescents de son age. Le jeune homme parti alors vers le couloir pour rejoindre la salle de bain. Il n'aimait pas avoir mauvaise mine de bon matin, même si il n'y avait que sa famille pour s'en rendre compte. Passant un peu d'eau sur son visage, il en profita pour humidifier ses cheveux roux en bataille, leur donnant une tenue à peu prés correcte. Requinqué, il quitta la pièce au carrelage bleu pour rejoindre la cuisine.

____ - Coucou mon petit chou d'amour !

Ryan sursauta sur place. Comme toujours, il n'avait pas vu venir sa mère. Il aurait pourtant du être habitué à l'attitude pétillante de Catherine, après 18 ans d'existence. Pourtant, chaque matin, c'était la même surprise qui s'emparait de lui alors qu'il franchissait le seuil de la cuisine.

____ - Bien dormi ? Continua-t-elle toujours aussi gaiment.

Déglutissant bruyamment, Ryan hocha nerveusement la tête tout en partant s'installer à table, où l'attendait déjà Johnathan. Johnathan, ou John pour les intimes, n'était ni plus ni moins que le frère de Ryan, de deux ans son ainé. Il n'était cependant pas difficile de remarquer leur lien de parenté. Tout deux avaient les cheveux d'une couleur roux cuivré, bien que coupés à ras pour John, et en véritable tignasse pour son cadet. Ils avaient également les même yeux d'un brun auburn, à la limite du rouge. Les traits de leur visage étaient quasiment similaire, de même que leur attitude. Seul les quelques centimètres de plus que mesurait l'ainé, ainsi que sa carrure plus athlétique, permettait de savoir qui était le plus âgé.

John leva le bras en l'air, sans pour autant s'arrêter de boire son verre de jus de fruit. Ryan cogna alors sa main contre celle de son frère, et le bras de ce dernier repris sa position initial sur la table. Oui, c'est une bien étrange façon de se dire bonjour, mais les frères Golman avaient toujours fait ça. Alors pourquoi changer ? Le cadet pris place sur sa chaise et commença à beurrer une tartine, alors que Catherine lui servait son café dans une grande tasse. Bien que pleine de bonne volonté et de gentillesse, la jeune mère n'arrivait toutefois pas à dissimuler sa maladresse naturelle. Et comme une fois n'est pas coutume, elle laissa ses longs cheveux bruns trainer dans l'assiette, heureusement vide de son ainée. S'excusant sur le champ, elle ne manqua pas, une fois de plus, de faire rire ses enfants.

Quelques secondes plus tard, Ryan et Johnathan reprenaient le cours de leur petit déjeuné. Mordant dans un morceau de pain, trop cuit à son goût, Ryan manqua de s'étouffer, surpris de nouveau, mais cette fois ci par l'entrée fracassante de Peter. Hurlant un '' bonjour '' en pénétrant dans la pièce, il ne venait que renforcer un peu plus l'idée des deux jeunes adultes, selon laquelle il n'existait homme plus semblable à leur mère sur cette Terre. L'homme à la calvitie précoce portait dans ses bras la jeune Molly, elle âgée d'à peine quatre ans. Contrairement à Ryan et Johnathan, elle, était tout le portrait de sa mère. Des cheveux d'un bruns éclatant, un sourire qui écartelait sa mâchoire, la légendaire beauté féminine, un tas de choses que les deux jeune hommes ne lui enviaient d'aucune façon. Venant embrassé sa femme, Peter déposa ensuite sa fille au sourire d'ange sur l'une des chaises, avant de saluer John et Ryan. Ce dernier observa avec attention l'homme à la chemise blanche impeccable, comme il le faisait tout les matins depuis qu'il était parmi eux. Il ne lui en voulait pas, loin de là, mais il aurait tout de même préféré qu'un autre homme ai été à sa place : son père. Peter était le beau père de Ryan et John. Aucun lien réel ne les unissait, sinon le respect qu'ils éprouvaient les uns envers les autres. Cependant, Peter n'en restait pas moins que leur '' beau-père'', un substitue de paternité qui n'avait été et ne serait jamais suffisant. Alors lorsque Ryan observait Peter tout les matins, dans le fond, il lui en voulait d'avoir pris la place de son vrai père, son géniteur qui lui manquait tant. Mais il ne faut y voir là aucune méchanceté. D'ailleurs, Ryan s'en voulait d'éprouver ce sentiment à son égard. Peter avait été si gentil avec eux, et de plus, personne n'aurait su sortir leur mère du chagrin dans lequel elle avait été plongé, sinon lui.

Il faut dire que la disparition de Johnathan Golman Senior, il y a bientôt neuf ans, n'avait pas été des plus heureuses. Comme beaucoup d'autres personnes sur cette Terre, J.S était tombé sur une marche piège dans l'escalier de sa vie, une marche appelée '' accident''. C'est fou comme l'oubli d'une ceinture, même sur le court trajet pour rentrer du travail, peut prendre des proportions dramatiques face à un chauffard ivre. Il était parti sans rien dire, comme ça, par un soir de mars. Il n'y était pourtant pour rien, son escalier avait été raccourci, et il avait atteint la dernière marche plus tôt que prévu. Alors aujourd'hui, Johnathan Junior et Ryan étaient fière de porter cette couleur rousse sur leurs cheveux, et ce brun auburn dans leurs yeux. Car lorsqu'ils se regardaient l'un l'autre, ils avaient le sentiment qu'il était avec eux, lui ce père qui était parti trop vite.

____ - Alors mon chéri, prêt pour cette folle journée ? Questionna Catherine.

Cette bonne humeur, Ryan savait qu'il ne s'agissait là que d'un moyen de plus pour seprotégerr de la tristesse. Lui n'arrivait pas à chasser le souvenir de son géniteur de son esprit, lui qui ne l'avait connu que quelques années. Alors sa mère, elle qui n'avait toujours aimé que lui, comment pouvait elle si vite effacer toutes ces années. Il était bien certain que c'était impossible. Les Golman n'étaient pourtant pas malheureux, ils avaient fait leur deuil depuis bien des années. Mais ils savaient pourtant que le poids de cette disparition, ils le porteraient jusqu'à la fin de leur vie.

____ - Ben, il me reste plus qu'a ranger les derniers trucs qui trainent, et on est bon !

Le quart d'heure mélancolie matinale passé, Ryan avait repris ses esprit, et la journée à venir occupait désormais la totalité de ses pensées. Aujourd'hui, c'était le début de sa nouvelle vie qui allait commencer. Du moins, c'est comme ça que Ryan le voyait. Alors que pouvait il faire de si important ? Et bien déménager. Cela peut paraître banal à bien des égards, cependant, ce déménagement, c'était le sien et à lui seul. Oui, enfin, après 18 ans d'existence, Ryan prenait son indépendance. Il quittait sa famille, avec autant de bon souvenir que de mauvais. Il faisait cette chose que Johnathan, deux ans plus tôt n'avait osé faire. Oh, il ne faut pas non plus plaindre ce chére John. La décision de rester dans sa famille il l'avait pris seul, en pensant surtout au coté pratique de la chose : l'université qu'il convoitait se trouvé à quelques pâtés de maison seulement de la résidence familiale. Alors il avait préféré attendre, quelques années, voir un peu plus, il n'en savait rien pour le moment. Cela dit, il enviait quelques peu son frère de quitter si tôt la demeure. John avait beau être fort et athlétique, il n'avait pas le courage de son cadet. Cette force intérieur qui l'avait toujours fait avancer. Mais cela relève d'une autre histoire.

Dans le fond, le jeune rouquin ne partait pas vraiment. Il quittai le calme de sa ville natale d'Hartford pour rejoindre le tumulte du campus de l'université de Cornell. Dans le fond, il ne serait pas très loin de ses proches. Mais cette distance était nécessaire. Ryan avait pris la bonne décision, du moins, c'est ce dont il essayait de se convaincre depuis quelques mois.

Lorsqu'il eut enfin terminé son petit déjeuné, Ryan quitta la cuisine pour rejoindre sa chambre au premier étage. Au travers des nombreux cartons, dans lesquelles étaient soigneusement rangées ses affaires, il réussi à se frayer un chemin vers la penderie. Enfilant les vêtements qu'il avait mis de coté par avance, le jeune homme commença ensuite à entasser dans une valise le reste de ses affaires. Une couette, un oreiller, des choses ordinaires, mais signe que pour lui, enfin, tout allait bientôt prendre fin. Lorsqu'il eut terminé, il profita de ses derniers instants de solitude pour inspecter son image dans une psyché situé au coin de sa commode. Ryan Golman n'était pas coquet, loin de là, cependant, la vie lui avait appris qu'il ne faut jamais négliger une première impression. Il tenait donc à avoir une allure correcte, si possible un peu distingué, enfin, n'allons pas si loin. Il n'eut cependant pas le temps de terminer l'ourlet de son jean que déjà, la porte s'ouvrait à grand battant. Il aurait reconnu cet entrée fracassante parmi milles.

____ - Bon, aller, c'est l'heure frangin ! Balança John tout en se redressant les manches.

Ryan sourit, il n'y avait rien à faire d'autre. Johnathan était la caricature même du grand frère. Et lorsqu'il faisait son numéro de musclé pas vraiment futé, Ryan avait du mal à cacher son hilarité. Ne prêtant définitivement plus attention aux moqueries de ce dernier, l'ainé pris sous son bras le carton le plus proche de lui, et de son autre main, il saisit la lampe de chevet.

____ - Euh... John ? Questionna Ryan d'une voix moqueuse.
____ - Hum ? Répondit son frère en redressant le menton.
____ - Tu penses pas qu'il faudrait plutôt descendre les meubles en premier ?


John n'eut pas le temps de répondre à son jeune frère, que déjà, la totalité du foyer c'était réuni dans l'encolure de la porte de Ryan. Coupé dans son élan, l'ainé parti s'assoir sur le lit, vite rejoint par Ryan, et la petite Molly sur les genoux de ce dernier. Il n'attendait qu'une chose : Catherine et Peter. En moins de temps qu'il ne fallu pour le dire, les ordres furent données.

____ - Aller les garçons, au travail ! Dis la mère tout en prenant sa fille dans ses bras.

John et Peter partirent prendre la commode en chêne, pendant que Ryan portait la table de nuit jusqu'au rez de chaussé. Mais alors que l'ainé s'apprêtait à descendre l'escalier, tenant la commode du bout de ses doigts, il ne put s'empêcher de faire remarquer.

____ - Et toi tu portes rien ?
____ - Tu vois bien que je suis déjà chargé ! S'exclama la mère en montrant du menton la fillette lovée dans ses bras. Et puis, il faut bien que quelqu'un supervise.


John rendit à sa mère son sourire ironique, et continua son chemin vers le rez de chaussé. Il fallu en tout et pour tout une heure trente pour charger l'ensemble des meubles et cartons de Ryan dans la camionnette que Peter avait loué pour l'occasion. Lorsque le travail fut terminé, Catherine proposa une limonade à ses champions. C'est sans refus que les trois hommes acceptèrent. Mais alors que John et son beau père prirent le temps de savourer leur rafraichissement, bien mérité après un tel effort, Ryan, quand à lui, bu d'un trait la boisson. Sans prendre la peine de s'excuser, il quitta la cuisine pour retrouver sa chambre. Ce fut presque un choc lorsqu'il découvrit la pièce vide depuis la porte. Il ne restait plus que le papier peint vert et les posters qu'il avait accroché il y a quelques années. Ça y est, c'était terminé. Il tirait enfin un trait sur sa vie d'enfant, pour devenir un homme. Le passé était derrière lui, et il ne lui restait plus qu'a construire les marches de son futur.

Lorsqu'il eut fini d'examiner la chambre, vérifiant qu'il n'avait rien oublié, c'est un pincement au c½ur qu'il referma la porte. Il était triste, mais il ne pleura pas. A vrai dire, depuis la mort de son père, il n'avait plus jamais pleuré, il s'en défendait. Il n'y avait peut être pas de larmes, mais la peine y était. Bien heureusement, sa mère et son frère étaient derrière lui, pour le soutenir dans cette étape de sa vie, cette nouvelle marche dans l'escalier de son existence. Posant chacun une main sur l'épaule du rouquin, ils partagèrent sa peine, comme si elle était la leur. Dans le fond, eux aussi avaient de quoi être peinés. Une mère voyait son fils quitter son enfance, et un frère voyait son meilleur ami le laisser. Chacun perdait quelque chose dans cette histoire. Mais ils se rassuraient tous en s'assurant que c'était inévitable, et surtout, nécessaire.

Prenant place aux cotés de son beau père à l'avant de la camionnette, Ryan laissa sa mère, son frère et sa s½ur prendre la voiture familiale, et la tête du cortège.. Toujours aussi plein d'entrain, Peter essayait de remonter le moral de son beau fils, en vain. Ce dernier répondait à ses questions la plupart du temps par des hochements de tête, et ne prêtait qu'une attention distraite à leur conversation. La tête posée contre la vitre, Ryan voyait petit à petit la demeure familiale s'éloigner. Désormais, tout avait changé. Cette résidence n'était plus la sienne. Et lorsqu'il en parlerait, ce serait comme '' la maison de ses parents '', ou encore '' la villa de son enfance ''. Ce n'était plus chez lui, du moins, plus vraiment. C'était la fin d'une période, ce qui lui sembla être en quelques sortes la fin d'une vie. Mais comme on le dit si bien, la fin d'une ère, c'est le commencement d'une autre. Alors pour étouffer son chagrin, Ryan pensait à cela, tout en écoutant vaguement Peter, qui ne c'était toujours pas arrêté de parler depuis leur départ.

Quelques heures plus tard, ile cortège familiale était enfin arrivé. Lorsqu'il sorti de la camionnette, les idées noirs de Ryan disparurent en un claquement de doigt pour laisser place au bonheur. L'université, ça y est, il y était. En plus du statut que cela impliquait, et de la réputation de l'école elle même, l'enceinte inspirait le respect. Comme si les murs témoignaient pour les nombreux étudiants qui, comme Ryan , avaient il y a bien des années franchis les portes de Cornell. Il était un homme, il en était désormais certain. A coté de cela, la célébration de son 18eme anniversaire paru bien dérisoire. L'admiration dont Ryan était possédé sembla s'emparer de l'ensemble du foyer. Si bien que ce dut être l'un des gardiens de l'école qui dut demander à la famille de déplacer leurs voitures. Lorsque ce fut chose faite, Catherine Peter et les enfants prirent le chemin de l'intérieur pour rejoindre l'accueil.

Après des présentations gênant auprès de l'hôtesse, durant lesquelles Catherine se trompa a plusieurs reprises lorsqu'il s'agit de donner le nom de son benjamin, des documents furent délivrer à Ryan concernant la rentrée. Ils durent alors rejoindre le bureau des logements pour qu'enfin, après une demi heure d'attente, où Molly montra une fois de plus son manque de patience, la clef de son appartement soit enfin délivrés à Ryan. Il fallut un moment pour que le jeune homme réalise. Observant avec la plus grande des attention cet objet, pourtant si commun, il sentit la fierté s'emparer de lui, lorsqu'il se rendit enfin compte que cette clef lui appartenait, à lui et à lui seul. Au moment où il reprit ses esprits, la responsable des logements les avait déjà conduit devant la porte de l'appartement. En énormes caractères étaient inscrit un numéro, le 48. Ces deux chiffres, Ryan ne les oublierait pas de si tôt.

____ - Vous permettez ? Questionna la jeune femme en tendant la main vers Ryan.

Un peu troublé par le sourire de la demoiselle, le jeune homme réagit après quelques secondes, et lui donna la clef. Ne cachant que très mal son hilarité, Ryan dut donner un coup de coude dans les cotes de son frère pour le faire taire. Il suivit alors la responsable vers l'intérieur de l'appartement. Il était grand, spacieux, exactement comme il se l'imaginait. Il faut dire que la distribution des appartement étant faite par l'école elle même ,et Ryan n'avait eu l'occasion de visiter avant aujourd'hui. Alors que la jeune femme s'évertuait à montrer à la petite famille tout les avantages que comportait la résidence, Catherine, Peter et les garçons, eux, étaient plongés dans l'admiration, ou plutôt l'examen des lieux. Il y avait une cuisine, donnant directement sur un salon salle à manger, et une chambre. Le tout était petit, mais douillet. Et déjà, Ryan songeait à la façon dont il allait aménager les lieux.

____ - Excusez moi, s'exclama la mère.

La responsable, toute aussi surprise par le questionnement soudain de Catherine, sursauta sur place avant de lui répondre.

____ - Oui ?
____ - Le canapé là, il est à qui ? Je pensait que l'appartement était vide. Je suis embêtée là, on en avait acheté un juste pour l'occasion.


Après un examen plus attentif, Ryan remarqua effectivement la présence d'un petit canapé, qu'on pourrait même appeler un sofa, contre le mur. Il était mauve, mais pourtant, semblait en parfaite harmonie avec le blanc de la pièce.

____ - Et bien, répondit la jeune femme, quelques peu gênée. Il est là depuis quelques années maintenant, personne n'ose l'enlever. Et d'ailleurs, on ne m'a jamais rien dit à ce propos. Mais si il vous gêne, nous trouverons bien une personne qui le voudra.

Elle semblait agacée. Après tout, de quoi se plaignaient ils. Essayant de rester professionnelle, la responsable fit avec la famille l'état des lieux, avant de souhaiter un bon emménagement au nouvel étudiant. Elle quitta alors l'appartement, très certainement pour rejoindre son bureau, là où il n'y aurait pas de mère casse pieds. Le déballage commença alors. Se répartissant de nouveau les taches, cette fois ci, tout le monde du mettre la main à la patte. Et même la petite Molly se mit au travail, même si il ne s'agissait que d'un oreiller, déjà lourd pour une fillette de son age. L'emménagement dura prés de deux heures. Ici, ils n'avaient pas la possibilité d'approcher le camion, et il faut avouer que la distance avec le parking était conséquente. En plus de cela, John ne se faisait pas prier pour retarder le cortège en discutant avec des jeune filles, elles aussi nouvelles étudiantes en pleine installation. Ryan, quand à lui, pria le ciel pour qu'aucune femme autre que sa mère ne le voit à l'instant présent. Ses cheveux, qu'il avait mis tant de temps à coiffé le matin même, formaient de nouveau cette tignasse affreuse qu'il détestait. Et les auréoles sous ses bras étaient plus que voyantes sur sa chemise blanche. Alors il longeait les murs en portant les carton, baissant la tête dés qu'il apercevait quelqu'un.

Lorsque toutes les affaires furent enfin rentrées dans l'appartement 48, la petite famille s'accorda une pause. Les douze coups de midi avaient sonnés depuis bien longtemps, et leur ventre criaient famine. Ils décidèrent alors de se rendre au restaurant, laissant l'ensemble des cartons et meubles en vrac dans le salon. Ils prirent ensuite la direction du centre ville pour déjeuner. En traversant les rues, Ryan examina avec attention les bars, les restaurant, tout ces lieux où il se voyait déjà passer de folles soirée cette année. Peter arrêta son choix sur un petit bistro, assez typique, un peu rustique, comme il les aimait. Ryan, lui, s'en moquait comme de sa dernière chaussette. Il y avait à manger, c'était l'essentiel. Cependant, depuis sa chaise, il regardait avec attention les passant. Cherchant parmi eux, des visages peut être déjà connu, ou à connaître. Ses futurs camarades, professeurs, il n'en savait rien. Au bout d'un moment, son ardeur à la recherche disparu, et il se plongea dans la conversation, bruyante, qui régnait à table.

Le repas terminé, la petite famille repris le chemin du campus, bien consciente du travail qu'il leur restait à faire. Et ils n'eurent pas franchi la porte de l'appartement, que les consignes étaient déjà données. Alors que Molly profitait des avantages de l'enfance, à savoir de pouvoir faire une sieste pendant que les autres s'activent, les adultes, eux, commencèrent par installer le gros des meubles. Partant de la cuisine, il allèrent ensuite vers la chambre, pour terminer par le salon.

____ - Bon, alors, on en fait quoi de cette infamie ? Questionna Catherine en regardant le sofa.
____ - Moi je l'aime bien ! Répondit aussitôt Ryan en se redressant du carton sur lequel il était assis depuis un moment.
____ - Mais enfin, mon chéri, celui qu'on t'as acheté est bien mieux ! S'exclama-t-elle.
____ - Laisse le M'man ! Réagit John. Il a 18 ans, y fait ce qu'il veut !
____ - Oui, et comme ça l'autre tu le donne à John ! Renchérit le cadet.
____ - Oh t'es pas obligé, mais puisque c'est si gentiment demandé, plaisanta Johnathan.


Esquissant un sourire narquois à son frère, Ryan reporta aussitôt son attention sur sa mère, et ce canapé qu'elle ne voulait pas lui laisser. Pinçant d'abords les lèvres, Catherine haussa finalement les épaules en lâchant un '' de toute façon c'est chez lui ''. Le compromis trouvé, tous commencèrent à installer le reste du salon jusqu'à ce que.

____ - Attends chéri. Si tu veux garder ce truc, installe le au moins correctement !
____ - Mais Catherine t'as pas fini de l'embêter oui ! S'exclama Peter.
____ - Mais...je...oh et puis zut ! Finit elle.
____ - Non, t'as raison, il vaut mieux le mettre en face de la telle, reprit le rouquin. John ? Tu m'aide ?


Hochant la tête, l'ainé saisit l'autre bout du fauteuil pour aider son frère à le déplacer. Le sofa pesait un âne mort. Mais enfin, après un effort surhumain des deux jeune garçons, ils réussirent à déplacer le canapé.

____ - Attend ! S'exclama John, à peine avait il fait quelques centimètre.

Reposant le canapé au sol, le jeune homme se baissa pour récupérer ce qui lui était tombé sur les pieds. Pensant d'abords qu'il s'agissait d'une latte cassée, John fut surpris en découvrant un cahier, ou plutôt, un carnet.

____ - Hey Ryan ! Appela-t-il, regarde ce que j'ai trouvé !
____ - Pose ça et aide moi, répondit sèchement son frère.


S'exécutant, Johnathan déposa le petit calepin sur le rebords de la table basse avant de reprendre là où il en était. Enfin, après plusieurs heures pendant lesquelles Catherine laissa son coté maniaque librement s'exprimer, l'appartement fut propre comme il ne l'avait très certainement jamais été. Ryan en profita alors pour servir à ses parents un café dans sa nouvelle cafetière, alors que John testait le flexibilité de son siège de bureau. La soirée traina encore et encore, si bien qu'ils en oublièrent de diner. Personne n'avait envi de partir, et même Ryan redoutait le moment où il allait se retrouver seul.

Molly fini par s'endormir sur les genoux de son père, et même le rire plus que bruyant de John ne réussit à la réveiller. Les parents décrétèrent enfin qu'il était l'heure. Catherine pris alors son jeune fils dans les bras, et profita d'une longue étreinte, comme il ne lui laissait pas en faire d'ordinaire. Peter, à son tour, salua assez sobrement son beau fils, gêné par la présence de la fillette dans ses bras. Ryan en profita pour déposa un baiser sur le front de cette dernière avant d'enlacer son frère. Ils tentèrent tout deux de garder un maximum de virilité, cependant, l'émotion était trop fort. Et au dernier moment, alors que John allait relâché son étreinte, il ne put s'empêcher de dire une dernière phrase, comme un point final à cette page que Ryan venait de tourner.

____ - Papa serait fière de toi mon frère.

Aussitôt, il relâcha son cadet, avant de suivre ses parents dans la noirceur du couloir. S'appuyant sur l'encolure de la porte, Ryan regarda sa famille s'éloigner, esquissant de petits signes de main gênés à sa mère qui lui lançait des baisers de loin. Lorsqu'il ne fut plus en mesure de les voir, ne fut ce que de loin, il referma la porte, se retrouvant, pour la première fois, véritablement seul.

Il l'avait voulu il l'avait eu, alors pourquoi s'en vouloir maintenant. Il était temps, enfin. Il franchisait la marche '' liberté '' de son escalier. Il lui restait encore bien des marches à monter, mais c'était tout pour aujourd'hui. Du moins, c'est ce qu'il croyait.





Message in a sofa





# Posted on Tuesday, 04 August 2009 at 6:38 PM

Edited on Thursday, 10 September 2009 at 7:21 PM